Société Archéologique du Gers, réunion du 5 mars 2025

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Communications :
Pierre Dutil, Qui a tué le vannier de Manciet ?


Le 18 décembre 1886 à la tombée de la nuit. François Berdou rentre à pied de Nogaro où il est allé vendre quelques paniers qu’il confectionne lui-même. Soudain, à proximité du pont de la Douze près du village de Manciet, il reçoit à l’arrière de la tête, un violent coup de bâton qui le projette au sol. Gravement blessé il est transporté à son domicile où hélas il va décéder deux jours plus tard.
Très vite les soupçons se portent sur Joseph Fontan agriculteur dans la commune mais aussi occasionnellement « homme de main » du maire lors des élections municipales. Par acte notarié Joseph Fontan s’était engagé à verser à François Berdou une rente viagère. Ce dernier avait également consenti au suspect un prêt productif d’intérêts mais depuis deux ans aucun versement n’a été effectué auprès du créancier. De plus les enquêteurs relèvent au domicile de Fontan d’autres indices graves ou concordants. Celui-ci va comparaître devant la Cour d’Assises du Gers les 28 et 29 avril 1887. Le jury va assister à une expérience scientifique sur un pied de veau ! Le mobile parait évident, mais les preuves manquent, aussi contre toute attente Joseph Fontan est acquitté. Dès lors une question reste toujours sans réponse : Qui a tué le vannier de Manciet ?


Jacques Fitan, 6 août 1944, Le Houga et Toujouse dans les méandres de la mémoire et de l’histoire.

Le dimanche 6 août 1944 très tôt en matinée, le bourg du Houga est investi par deux détachements de soldats allemands en provenance d’Aire-sur-L’Adour et de Saint-Sever. Le but de ce quadrillage est la recherche de résistants et la destruction d’un maquis aux confins des Landes et du Gers, respectivement en forêt de Laveyron à Lussagnet (Landes) et au bois de Bascaules en Toujouse (Gers).
L’opération de représailles, sans combat, se solde par l’exécution de trois maquisards fusillés en forêt de Bascaules , l’arrestation d’une trentaine de civils, certains retenus prisonniers à Mont-de-Marsan puis au fort du Hâ à Bordeaux. Suivent aussi des exactions et la destruction par explosifs de l’hôtel Lafontan au Houga. La mémoire de ces événements ravivée chaque 6 août autour du monument commémoratif dressé sur le lieu de l’exécution perdure
mais a enregistré des évolutions récentes. Deux séries d’interrogations seront abordées ici : celles d’un retour au contexte dans la phase aigüe de la libération de l’ouest du Gers et de l’est des Landes ; celles des mérites respectifs, mais aussi des oublis, de la mémoire et de l’Histoire,
quatre-vingts ans après le déroulement des faits.
Durant cinq décennies, ni plaque, ni stèle du souvenir ne trouvent place dans ce village où s’est noué le drame. Comment comprendre ce retard relatif folgarien dans la prise en charge mémorielle complète.

Bibliothèque :

A l'issue de la séance, Daniel Marcadet a présenté son dernier livre « Histoire de Mauvezin ».

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