Gérard Lacaze, ajusteur de métier, syndicaliste CGT, ancien maire adjoint PCF d’Auch et secrétaire départemental de la fédération du Pcf, s’est éteint ce mercredi 9 juillet 2025, il allait avoir 95 ans.
Il était né le 23 septembre 1930 à Labouheyre (Landes).
Fils de gendarme, Gérard Lacaze vécut ses premiers combat syndicaux et politiques en tant qu’ouvrier au sein d’une grande entreprise. Il mena de multiples luttes revendicatives, au CHSCT, au comité d’entreprise avec notamment la création d’une crèche moderne pour les enfants des salariés et un camp de vacances avec bungalows à Hendaye. En 1969, il fut licencié par le patron de l’usine Alsthom de Tarbes pour agitation lors de grèves, un an après avoir animé une longue grève avec occupation en 1968, ce qui suscita un grand mouvement pour sa réintégration. Il participa à des actions pour la libération d’Henri Martin, contre la guerre d’Algérie et contre les tentations putschistes des paras de Pau en 1958 et 1962. Gerard Lacaze était adhérent du PCF depuis 1954, et il reconnaissait que son goût de l’action sociale concrète alliée au combat politique s’est forgé durant cette période. (cité dans le maîtron)
C’est riche d’une forte expérience syndicale et politique dans les Hautes Pyrénées, que Gérard Lacaze est arrivé dans le Gers en 1972. Il sera secrétaire départemental de la fédération du Gers de 1975 à 1989, sillonnant le département pour aider les sections locales. Il siégea au conseil régional Midi-Pyrénées de 1976 à 1986. Gérard Lacaze fut deuxième adjoint au maire d’Auch, chargé des affaires sociales de 1977 à 2001 donc pendant quatre mandats dans la municipalité d’Union de la gauche dirigée par le socialiste Jean Laborde, puis par Claude Desbons. Il était particulièrement fier de la création du centre d’action sociale. Le début du premier mandat fut marqué par les terribles inondations de 1977 qui marqua à jamais la nouvelle équipe et qui a contribué à la souder disait il quand il évoquait les moments forts de l’action municipale.
Gérard Lacaze ne passait pas inaperçu et ne laissait personne insensible. Il exerçait son mandat avec la volonté de faire de son mieux et avec une force et une foi dans ses convictions aussi profonde que le respect qu’il manifestait à celles et ceux qui ne les partageaient pas. Par son engagement dévoué et volontaire, il a apporté à la ville d’Auch.
Après 2001 il décide de revenir dans son Lascazères natal, et jusqu’en 2017, il ne cessa jamais de marquer sa fraternité à la génération suivante et fit de nombreuses navettes entre la maison familiale et sa bonne ville d’Auch. En 2020, il fut durablement affecté par la disparition de son épouse Arlette.
Notre peine est à la hauteur de l’exemple qu’il représente, parce que plus que jamais nous avons besoin de citoyens et de citoyennes engagé.e.s qui agissent pour le bien commun.
Le secrétaire du PCF 32 : Eric Cadoré
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