Le mercredi 19 novembre 2025 à 11 h 00, au lycée Alain Fournier de Mirande, aura lieu une cérémonie de dévoilement de la plaque, offerte par la Région, en hommage aux Mirandais, Gaston LACAVE et Marie LACAVE, reconnus "Justes parmi les Nations".
Gaston et Marie Lacave avaient une ferme à Valentées, près de Mirande. En juin 1942, ils furent contactés par Albert Suganas, un réfugié juif qui s'était enfui de Rouen avec toute sa famille. Ce monsieur leur demanda de loger dans leur étable la vache qu'il avait acheté pour donner du lait à sa fillette de deux ans. Non contents d'accepter, Gaston et Marie Lacave offrirent d'héberger Liuba Suganas et sa petite Odile. ( Les deux grands enfants du couple étaient en pension dans une école religieuse de la région )
Liuba et sa fille vécurent chez les Lacave jusqu'à la Libération en août 1944. Albert Suganas venait les voir tous les jours et les grands enfants venaient passer les vacances à la ferme. Lorsque des étrangers arrivaient, les réfugiées se cachaient dans la cave à vins dont la porte avait été camouflée. Pendant toute cette période, les fermiers refusèrent d'accepter tout autre dédommagement que le lait de la vache. Pourtant ils couraient un immense danger en hébergeant des Juifs, d’autant que Mirande comptait de nombreux collaborateurs. Les Lacave et leurs quatre enfants traitèrent Liuba et Odile comme des membres de leur famille.
Pendant ce temps, des arrestations ponctuelles et la terrible rafle vichyste du 26 août 1942 qui fit 15 victimes à Mirande sévissaient sur la commune avec Auschwitz pour destination finale.
Après la guerre, Liuba raconta que sa fille appelait Marie Lacave "Mémé" et que, arrivée menue et chétive, elle était devenue à la ferme une enfant robuste et pleine de santé. Lubia Suganas et sa fille restèrent en contact pendant de longues années avec les fermiers qui accueillaient chaleureusement leurs fréquentes visites.
En début d'année Patrick Fanton maire de Mirande et son conseil municipal avaient reçu une invitée de marque en la personne d' Odile Suganas en présence de Jean-Michel Loumagne, petit-fils du couple Lacave. Celle-ci a pu exprimer une fois encore, l’attachement indéfectible qu’elle voue à la ville.
En 2017, autour de Manuel Nérée, professeur d'Histoire Géographie, des élèves du lycée Alain Fournier, ont mené une vaste enquête dans le cadre de l'accompagnement personnalisé et baptisé « Juste Humains ». Au centre de cette étude, bien évidemment La famille Lacave. De longues recherches qui ont amené les élèves alors engagés dans ce projet jusqu'en Allemagne à Auschwitz puis en Israël à Jérusalem ou ils ont pu rendre un ultime hommage aux époux Lacave
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