Débat d’orientation budgétaire. L’horizon s’assombrit. Des lendemains difficiles attendent les Lisloises et les Lislois. : dette en hausse, fiscalité toujours élevée, excédents budgétaires épuisés…
Deux chiffres à retenir :
Plus de 15 M€ d’endettement fin 2025. L’Isle Jourdain se situe parmi les 10% des communes françaises les plus endettées avec une dette par habitant deux fois supérieure aux villes de taille comparable
Un taux de taxe foncière pour le contribuable Lislois parmi les plus élevé de France. Avec 73,29% l’Isle-Jourdain se situe en 19 éme position sur près de 35 000 communes !
Notre déclaration lors du dernier conseil municipal où était abordé le débat d’orientation budgétaire :
« Dans un contexte général où l’on peut s’attendre à l’avenir à une baisse des dotations de l’État pour la commune, contrairement aux années précédentes, on ne peut que regretter que notre ville n’ait pas eu pour objectif d’engager une véritable politique de désendettement. En effet vous avez titré dans les Nouvelles Lisloises « Dette en baisse , projets en hausse, le bon calcul pour l’avenir »
Qu’en est-il vraiment ? Le constat ?
Fin 2025 on revient pratiquement à la dette de 2021 soit plus de 15 Millions d’euros. Comment parler de désendettement ? Quand on met en perspective les budgets annexes à venir 2026 /2027 notamment pour les budgets de l’eau et assainissement avec l’extension de la station d’épuration pour plus de 5 Millions d’euros, celui de la zone La Porterie Barcelonne avec une ligne de 5 M€ portée par l’EPF ( Établissement Public Foncier) , la commune va plus que jamais figurer parmi les 10% des villes les plus endettées de France. Si l’on ajoute à cela que les excédents des années précédentes seront pratiquement consommés, l’avenir s’assombrit sérieusement. Nous ne sommes pas prêts de voir la fiscalité baisser avec un taux de taxe foncière qui nous classe parmi les 20 communes françaises où le taux est le plus élevé.
D’une façon plus générale nous ne pouvons que regretter l’absence d’ambition pour la voirie au regard de l’état des routes, pour la culture mais aussi en matière d’urbanisme où l’on fait quelques opérations de communication sur la végétalisation alors qu’à côté de cela on laisse se développer des lotissements sans espace commun ou public, sans arbres, avec l’absence de trottoirs pour les mobilités douces ou encore le soutien aux associations souvent en trompe l’œil au niveau des subventions, …
D’autant que l’on ne peut plus compter sur la Gascogne Toulousaine qui se trouve elle même dans une situation pour le moins délicate (1) et ce n’est pas faute d’avoir tiré la sonnette d’alarme car cela était prévisible depuis 2020.
Pour toutes ces raisons nous ne pouvons partager bon nombre des orientations budgétaires présentées ce soir ».
(1) nouveaux emprunts pour faire face aux échéances sur Pont Peyrin 3, investissements réduits,…)
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