Ci-dessus : les anciens Saint-Cyriens devant l'hôtel de ville de Mirande; au milieu (en bleu) Jean-François Darroux; à sa gauche, le général Chatelus
Les anciens Saint-Cyriens qui habitent dans le Gers se réunissent chaque année le 2 décembre ou à une date proche. Comme les autres Saint-Cyriens dans toute la France. La rencontre des Saint-Cyriens gersois, de leurs épouses et des veuves, cette année 2025, est organisée par le général de division Franck Chatelus. Elle a lieu le 29 novembre dans la belle ville de Mirande.

Casoar, shako, épaulettes et gants blancs du Saint-Cyrien
Les élèves de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr passent deux ans ensemble, jour et nuit. Cela crée des liens qui durent toute la vie. Saint-Cyr, créé par Bonaparte le 1er mai 1802, a des traditions. Et parmi ces traditions, il y a la commémoration d'une date fétiche, celle de l'anniversaire de la victoire de Napoléon à Austerlitz (1), le 2 décembre 1805, appelé « 2 S » dans le jargon Cyrard. Le « 2 S », c'est le 2 décembre, dans le calendrier des mois de l'année scolaire en commençant par octobre (A), novembre (U) etc.

Fragment de tableau de François Gérard : Napoléon à la bataille d'Austerlitz (etsy.com)
Programme de la journée
La plupart des Saint-Cyriens se retrouvent à 10 h 30 à l'église Sainte-Marie (l'ex-cathédrale) pour y entendre la messe dite par le curé, l'abbé Armand Ngono, qui les accueille chaleureusement dans sa magnifique église de style gothique méridional, construite à la fin du XIVe siècle. Elle a un clocher à vocation défensive de 35 m, à trois étages et cinq tourelles.

Le chœur de l'église

L'abbé Armand Ngono

Le général Chatelus fait une lecture
Le groupe se rend ensuite à l'hôtel de ville à 11 h 45, où il est reçu par Jean-François Darroux, adjoint au maire. Celui-ci fait une courte présentation de sa ville. Qui abrite officiellement 3 555 habitants, sans compter l'unité de gendarmerie mobile et les familles de ses membres, ce qui devrait porter - « légitimement » - le total officiel de la population à quelque 4 000, nous dit Jean-François Darroux.

Jean-François Darroux et le général Chatelus
Quant à l'hôtel de ville, un somptueux bâtiment Second Empire, sa première destination était d'être un tribunal.

Réception à l'hôtel de ville
Après le vin d'honneur offert par la municipalité, le groupe prend le chemin du restaurant de l'Hôtel Métropole, où les attend un déjeuner typiquement gascon. Mais pas seulement ! C'est aussi le temps fort de la journée : c'est avant, pendant et après le repas que les anciens Saint-Cyriens chantent leurs chants traditionnels. Personne n'a oublié les paroles, apprises lors du séjour à l'École. Ces chants qui affirment et maintiennent la cohésion de la troupe !
Après le repas, visite, pour ceux qui le peuvent, de la belle ville de Mirande et de ses monuments historiques.
(1) Devenu aujourd'hui Slavkov u Brna en République tchèque, qui était à l'époque dans l'Empire d'Autriche. Les Allemands appellent cette bataille die Dreikaiserschlacht (la Bataille des Trois empereurs), car elle a eu lieu avec la participation des empereurs de France, d'Autriche et de Russie.

Le groupe devant l'hôtel de ville
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