Crise de la DNC : à Mirande, les éleveurs bloquent les accès et visent la sous-préfecture

Crise de la DNC
Crise de la DNC

Alors que la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) continue de se propager dans le Sud-Ouest et frappe durement les élevages bovins du Gers, la colère est montée d’un cran à Mirande. Dans le sillage des alertes lancées au niveau national par le député David Taupiac et du soutien affiché par l’AMR32, les éleveurs ont mené plusieurs actions spectaculaires autour de la sous-préfecture.

Blocage des ronds-points aux entrées de Mirande

À l’appel d’organisations professionnelles et de collectifs d’éleveurs, des tracteurs et des engins agricoles ont pris position sur les principaux ronds-points de Mirande, notamment aux entrées de la ville côté Auch et côté Tarbes.
Ces barrages filtrants ont fortement ralenti la circulation, avec pour objectif de rendre visible, sur le terrain, l’ampleur du désarroi du monde agricole face à la gestion de la crise sanitaire.

Sur place, les éleveurs dénoncent un protocole jugé trop rigide, des abattages qu’ils estiment parfois disproportionnés, et des pertes économiques considérables pour les exploitations touchées ou bloquées par les restrictions de mouvement.

Foin et matériaux déversés devant la sous-préfecture

En parallèle, un autre temps fort de la mobilisation s’est déroulé devant la sous-préfecture de Mirande. Des agriculteurs y ont déversé du foin et divers éléments issus des exploitations, transformant symboliquement le parvis en champ de protestation.

Par ce geste, ils entendent signifier que « c’est tout l’élevage qui est en train de partir à vau-l’eau » et interpeller directement l’État sur la réalité du terrain : charges qui continuent de tomber, impossibilité de vendre les animaux, incertitudes sur les indemnisations, et sentiment de ne pas être entendus.

Photo de Sameiro Gomes Moreira

Un contexte de fortes tensions entre terrain et autorités

Ces actions interviennent alors que, comme le rappelle Le Journal du Gers, le député David Taupiac (lire article) a publiquement alerté le gouvernement sur la progression rapide de la DNC et sur l’impact des mesures sanitaires pour les éleveurs du département.

De son côté, l’Association des maires ruraux du Gers (AMR32) a exprimé son soutien aux éleveurs et demandé une adaptation du protocole sanitaire, afin de mieux concilier lutte contre la maladie et survie économique des exploitations : mesures plus ciblées, prise en compte des spécificités locales, et dialogue renforcé avec les acteurs de terrain.

À Mirande, le message des manifestants est clair : ils ne contestent pas la nécessité de lutter contre la DNC, mais réclament des décisions plus proportionnées, plus rapides et mieux ajustées à la réalité de leurs fermes. Les blocages et actions symboliques de ces derniers jours visent à maintenir la pression sur les pouvoirs publics, dans l’espoir d’inléchir la gestion de la crise.

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