La street artist Kellymiti signe une fresque immersive pour Tempo Latino 2026

Kellymiti en pleine exécution de la fresque
Kellymiti en pleine exécution de la fresque

Pour son édition 2026, Tempo Latino confie son affiche à une artiste qui fait de la rue son atelier.

La street artist Kellymiti a réalisé une fresque monumentale à la Placita dont un fragment deviendra l’image officielle du festival. Une œuvre vivante pensée pour durer bien au-delà de l’événement.

Formée aux Beaux-Arts de Toulouse, Kellymiti a d’abord été graphiste puis enseignante en arts appliqués avant de choisir une trajectoire résolument artistique et nomade. Elle découvre très jeune le graffiti et peint son premier mur à 16 ans en Martinique. En 2017, elle quitte la vie parisienne pour voyager plusieurs années, sac à dos, du Népal à la Colombie. Elle y réalise notamment des fresques pour des écoles, peint la bibliothèque et la façade d'un monastère bouddhiste en Inde ou encore des lieux de vie locaux, affirmant une pratique tournée vers les populations plutôt que vers les circuits touristiques.

Une affiche née du réel

L’équipe de Tempo Latino découvre l'univers multiculturel et le langage visuel très rythmé de Kellymiti  via le magazine Toulousain CLUTCH et décide de la rencontrer dans son atelier. Séduits, les organisateurs lui proposent de concevoir l’affiche 2026. L’artiste inverse alors la logique habituelle : plutôt qu’une image conçue en atelier, elle imagine une fresque visitable par le public, dont une portion photographiée deviendra l’affiche.

« On revient à quelque chose de tangible, de populaire, d’accessible à tous », explique-t-elle. Une démarche en rupture avec les visuels précédents du festival, qu’elle assume comme un retour à l’esprit urbain et vivant du street art.

Une fresque comme une partition musicale

Réalisée en trois jours au pinceau et au rouleau — outils qu’elle privilégie pour leur simplicité et leur mobilité — la fresque déploie un langage visuel immédiatement reconnaissable : formes florales, motifs végétaux, lignes calligraphiques en mouvement. « Je compose comme une musique, avec une bibliothèque de formes que j’assemble en rythme », décrit l’artiste.

Le cahier des charges était volontairement ouvert : un format compatible avec une future affiche. Pour le reste, la création s’est construite comme une collaboration libre. L’œuvre immersive a été pensée pour dialoguer avec le lieu, ses volumes et ses aspérités.

Une pratique ancrée dans la rencontre

Tatoueuse sans machine, muraliste et dessinatrice, Kellymiti explore les mêmes motifs à différentes échelles, du corps au mur. Mais la rue demeure son espace privilégié. « Je ne peins pas des tableaux, je peins pour rencontrer », affirme-t-elle.

Fidèle à cette démarche, elle a associé les publics locaux à la réalisation de la fresque. Des enfants de crèche ont participé à la peinture et des élèves du collège sont venus à sa rencontre transformant le chantier en moment partagé.

Une signature nouvelle pour le festival

La collaboration marque aussi un tournant visuel pour Tempo Latino, qui fait le choix d’une œuvre issue de l’espace public et d’une artiste engagée pour une plus grande présence des femmes dans l’art urbain.

Au-delà de l’affiche, la fresque continuera d’exister dans la ville. Une trace durable, à l’image du parcours de l’artiste : mobile, engagé et profondément tourné vers le lien humain.

Pour en savoir plus sur l'artiste : 

Instagram / Facebook

https://www.kellymiti.com/   

A venir un article sur le choix de l'équipe de Tempo Latino pour l'affiche 2026.

Crédit photos : François MACE

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