À Auch, certains recruteurs ignorés au salon de l’emploi.

Malgré l’affluence, certains stands peinent à attirer tandis que l’envie d’indépendance séduit de plus en plus de visiteurs.

Salon du taf - complexe du mouzon .jpg
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Mercredi 25 mars 2026, 9h38. Devant la salle du Mouzon, le parking est déjà saturé. Des voitures partout, des visiteurs qui affluent. Le salon TAF attire du monde. Mais une fois à l’intérieur, le constat est plus nuancé. Du monde… mais pas pour tout le monde

Dans les allées, les profils se mélangent : jeunes, personnes en reconversion, demandeurs d’emploi. Avec plus de 60 partenaires et 90 entreprises, les opportunités ne manquent pas.

Pourtant, très vite, un contraste apparaît. À l’entrée, certains stands restent presque vides. L’Armée de Terre attire peu de visiteurs. La Gendarmerie n’en compte qu’une poignée. La Légion d’Honneur, elle, reste à l’écart.

Dans les allées, plusieurs visiteurs évoquent un manque d’intérêt pour ces secteurs. Du côté de certains stands étatiques, la communication est verrouillée : « Désolé, on ne donne pas la parole, on a un conseil en communication. »

Pendant ce temps, ailleurs, la situation est toute autre. L’indépendance attire, le salariat interroge. Le stands dédié à la création d’entreprise ne désemplit pas.

Océane, 25 ans, fait le tour du salon sans s’arrêter… jusqu’à atteindre cet espace. « Moi, j’aimerais bien avoir ma propre structure, histoire d’être indépendante », confie-t-elle. Comme elle, beaucoup ne semblent plus chercher seulement un emploi, mais une autre manière de travailler.

À 11h, la conférence sur le financement de projet est proposée. Un décalage qui interroge.Océane n'y connaît rien à l'entrepreneuriat, mais elle a la tête pleine de rêves. Elle est le visage de cette génération qui refuse les jobs qui « mangent la vie » pour choisir la liberté.

Les grandes enseignes sont pourtant bien présentes : McDonald’s, Burger King, elles aussi doivent convaincre, ainsi que des centres de formation comme l’AFPA.

Mais la répartition des visiteurs est inégale. D’un côté, des entreprises qui recrutent mais peinent à attirer. De l’autre, une affluence autour de l’entrepreneuriat et des formations.

Plus qu’un simple salon de l’emploi, cette 9e édition du TAF à Auch met en lumière un décalage : une partie des visiteurs semble désormais privilégier l’autonomie plutôt que le salariat classique.

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