Durant le dernier weekend d’avril et cela depuis 11 ans maintenant , Seissan vit une parenthèse exceptionnelle qui prend de plus en plus d’ampleur chaque année.. En recevant plusieurs milliers de festivaliers chaque soir, une estimation de plus de 20 000 pour le weekend, Welcome in Tziganie donne à la ville une configuration bien particulière . Les festivaliers « professionnels » étaient arrivés bien à l’avance avec des véhicules que l’on voit rarement sur nos routes pour ne repartir que plusieurs jours après, vers d’autres horizons festivaliers, rejoignant un autre campement similaire. Sur le terrain qui leur est attribué , ils ont vécu quasiment en autarcie avec leurs sanitaires, l’accès à l’eau, un point de recharge pour les portables, leurs commerces itinérants et même leur musique. Si la majorité est jeune, on y trouve aussi des têtes grisonnantes reconnaissables à leur look particulier. Pas la peine de chercher à les croiser de bonne heure le matin. Garée plus loin seule en bord du Gers, une superbe roulotte tirée par trois beaux chevaux détonnait un peu face aux autres véhicules brimbalants.
Pour autant , tout le monde a cohabité dans le meilleur esprit et pas de manquement selon la brigade verte chargée de l’entretien. Dès le dimanche matin, quantité d’autostoppeurs, conscients que le boulot les attendait le lendemain , reprenaient la route à contrecœur, Seissan n’étant pas avantagé par les transports en commun, surtout le weekend
Pour ceux qui ne viennent que pour la journée, pas une rue, pas un bord de route à plusieurs centaines de mètres des sorties de la ville , pas le moindre espace libre, pas le moindre parking qui ne soient pas occupés avec des immatriculations venant de partout y compris de l’étranger . A certaines heures, c’était plutôt l’embouteillage, jusque dans les lotissements mais tout finit bien. Aussi , pour quelques jours, c’est une ambiance surréaliste mais à laquelle les résidents sont maintenant habitués d’autant plus que le « vivre ensemble » est bien respecté . En plus les commerces de bouche et assimilés ont tiré leur épingle du jeu avec la présence de cette surpopulation temporaire.
Depuis 11 ans, WIT est une parenthèse dans la vie locale qui ne dure que quelques jours mais se prépare des mois à l’avance, situant maintenant ce festival à la hauteur de bien d’autres connus à l’échelle nationale et au-delà . Chaque année, de nombreuses têtes d’affiches de renommée internationale sont ainsi proposées à un tarif qui reste des plus raisonnables !
Directeur de ce festival qu’il a crée, Florian Calvez ne peut qu’être satisfait de son bébé qui grandit d’année en année , sans débordement, pour la plus grande satisfaction des amateurs de ce type de musique mais aussi des familles qui, avec le OFF, bénéficient durant deux jours d’un ensemble d’animation variées, voire insolites et cela gratuitement . Il ne faut pas oublier qu’il y a derrière cela une logistique sans failles, avec de nombreux partenaires et sponsors mais aussi des centaines de bénévoles dont certains sont mobilisés toute l’année. Que tous soient remerciés !
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