C’est de Mirande (centre mobilisateur) que partirent en août 1914 pour la Seconde Guerre mondiale et ses massacres qu’on n’imaginait pas alors, nombre de soldats, souvent gersois, appelés du contingent ou mobilisés du 88ème RI (un bataillon), du 288ème de réserve (un régiment) et du 135ème Territorial (un régiment). Et parmi eux l’écrivain Alain-Fournier.
C’est dans les murs de l’actuelle caserne de gendarmerie mobile (escadron 32/6) que se firent les formalités d’incorporation concernant ces milliers d’hommes.
Ces régiments gersois s’illustreront dans les célèbres combats de Verdun, de la Marne et des Ardennes. On n’a pas oublié les champs de bataille de Perthes-les-Hurlus, de Vaux-Chapitre et de Roclincourt (où le 88ème perdra 1 131 des siens en une journée, une véritable hécatombe).
Le 6 mai dernier on signait protocolairement, dans la Salle d’honneur de l’escadron (un lieu de mémoire dédié), une convention de dépôt d’archives sous forme d’objets en lien avec la Grande guerre : l’Amicale des descendants et amis des 88ème et 288ème RI et du 135ème Territorial faisant le dépôt et l’Escadron de gendarmerie mobile accueillant les trois vitrines d’exposition.
Les co-présidents Claude Béros et Marcelle Taffonneau, pour l’Amicale et le major Kermanac’h pour l’escadron (en l’absence du chef d’escadron Delavaud déplacé avec son unité) paraphèrent le document, en présence de monsieur Olivier Dupont, directeur de l’ONaCVG, du délégué militaire départemental le lieutenant-colonel Nicoleau et du lieutenant-colonel de gendarmerie (en retraite) Henri Calhiol investi depuis longtemps dans le travail de mémoire et membre de la Société archéologique et historique du Gers.
Un hommage a été rendu aux militaires de l’escadron qui assurent le fonctionnement de la Salle d’honneur.
Un vin d’honneur a conclu ce sobre cérémonial porteur de sens.
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