USL : les interviews de Patrick Davasse et Eloi Gasc

Demain dimanche, à 16 heures, au Passage d'Agen, Lectoure affrontera Confluent RC XV en 32es de finale du championnat de France de Promotion de Régionale 1.

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Arrivé en novembre à l’USL, Patrick Davasse a su insuffler à son groupe l’énergie qu’il fallait pour remettre le navire à flot. L’entraîneur lectourois, après un match victorieux en barrage contre Revel, apprécie, avec ses joueurs, cette qualification en championnat de France.

 

Patrick Davasse, entraîneur de l’US Lectoure :

« ON SAIT JOUER AU RUGBY NOUS AUSSI »

- Patrick Davasse, après une saison régulière mitigée, et un bon match de barrage, cette qualification en championnat, la prenez-vous comme une récomprense ?

- Oui, parce que jusqu’à maintenant nous jouions des matchs de maintien. Cela a été compliqué, avec une grosse pression. Ce match-là, c’est du bonheur… Après, il faut tenir compte que nous n’avons pas joué depuis un mois ; et, face au Confluent, je crains le pire pour les vingt dernières minutes. Eux (le CRC XV) ont joué une finale il y deux semaines. Pour nous, ce qui est bien, c’est que l’on récupère trois ou quatre blessés qui n’auraient pas pu jouer avant, et ça, c’est bien. Mais sera-t-on en forme pour les vingt dernières minutes… je ne sais pas. On va s’accrocher au maximum.

- Connaissez-vous cette équipe du Confluent RC XV ?

- Les vidéos circulent. On connaît l’adversaire. C’est une équipe qui joue beaucoup, avec beaucoup de déplacements sur le terrain. On va s’adapter à ça, et puis, on sait jouer au rugby nous aussi. Donc on ne va pas les regarder jouer.

- Quel est le point fort de l’US Lectoure ?

- Là, plus on va, et plus on commence à jouer en équipe.

- Il y a plus de cohésion ?

- Oui, davantage de cohésion avant – trois-quarts. On commence vraiment à jouer en équipe. Donc cela, ça va être important pour ces matchs-là.

- Vous faites confiance aux jeunes pour ces grands rendez-vous ?

- Oui. Dimanche, on part avec trois juniors. Nous avons des juniors de qualité… et avec des joueurs d’expérience derrière. Nous sommes une équipe très jeune. Il y a trois ou quatre gars d’expérience, après, tout le reste, ça tourne à une moyenne de 22 ans.

- Avec vos joueurs, vous êtes-vous donné un objectif dans ce championnat de France ?

- Un objectif, non. Vous savez, quand on a passé quatre ou cinq mois à sauver le club pour ne pas descendre, l’objectif est de se faire plaisir et de ne rien regretter.

- Quand on joue des phases finales, quel que soit l’adversaire, on a toujours envie de passer un tour suppléméntaire…

- Bien sûr, c’est évident. Tous les jeunes sont déjà à l’heure (interview réalisée en début de soirée), l’entraînement va démarer. Ils ont tous envie de passer un cap. Si nous arrivons à passer ce match, ce sera bien, parce que ça fait quatre semaines que l’on n’a pas joué. Si on passe celui-là, je passe qu’on peut faire quelque chose de sympa.

 

 

À 35 ans, Éloi Gasc, deuxième ligne et capitaine de l’US Lectoure, est en train de jouer sa dernière saison. Il raccrochera les crampons à la fin de cet exercice. Lui qui a pris sa première licence à l’USL à l’âge de sept ans, compte vingt-huit ans de rugby dans les jambes, dont cinq saisons à Condom. Revenu à l’USL il y a quatre ans, Éloi est devenu une figure historique du club lectourois. Interview.

 

Éloi Gasc : « MA TÊTE VOUDRAIT CONTINUER, MON CORPS DIT STOP »

- Votre entraîneur s’inquiète du fait que vous avez été privés de match pendant quatre semaines. C’est aussi votre inquiétude ?

- On va jouer face à une équipe qui a enchaîné les matchs, en ayant joué et gagné ses deux finales… Pendant ce temps, nous, ayant été éliminés du tableau d’Occitanie, nous avons sans jouer tout ce temps. On a essayé de garder cette énergie aux entraînements, mais c’est compliqué, surtout en fin de saison. Les hommes sont fatigués. Garder tout le monde en alerte, c’est un peu compliqué. Mais nous sommes quand même motivés, puis, on ne joue pas les matchs pour les perdre. Nous avons été habitué à ça toute la saison, donc, nous allons tout faire pour passer un tour quand même.

- Lorsque l’on reste quatre semaines sans jouer, comment fait-on pour rester concentrés, concernés, et ne pas partir en vacances, déjà, dans les têtes ?

- C’est difficile. Heureusement qu’il y a un noyau fort au club, avec des jeunes et des plus anciens, qui sont vraiment lectourois purs et durs. On prend plaisir à être ensemble quand même, donc on prend plaisir à s’entraîner, et c’est ce qui fait que l’on se retrouve toutes les semaines quand même. C’est sûr que le manque de compétition est le plus difficile. Mais nous sommes un groupe soudé, c’est ce qui fait que nous sommes restés quand même en alerte.

- Votre entraîneur Patrick Davasse dit que ce match de dimanche est un test, car, selon lui, si vous réussisiez à passer ce tour, vous pourriez créer des surprises plus tard.

- Je pense qu’il a raison. En face, nous allons avoir une équipe qui est habituée à gagner, qui est en pleine confiance ; et si on arrive à les battre dimanche, on va leur prendre toute cette confiance. On se positionnerait face à une grosse équipe, et ça donnerait des idées pour la suite.

- Vous avez 35 ans. C’est encore jeune, mais vous avez décidé d’arrêter. Pas envie d’une petite saison supplémentaire ?

- Oui, j’aurais pu, mais c’est le corps qui dit « STOP ». J’ai eu de grosses blessures, dont trois fois les ligaments croisés du genou, une épaule, un biceps… La tête voudrait encore, mais le corps ne peut plus.

- Dimanche, l’équipe va jouer un peu pour vous…

- C’est déjà ce qu’ils ont fait pour le barrage. Je leur avais dit ce jour-là que si ça s’arrêtait là, ce serait fini pour moi. Et je crois qu’il y a un groupe de jeunes qui m’apprécie beaucoup, j’ai cette chance-là. Et à chaque fois, il y a ce petit truc derrière qui fait qu’ils se disent « Allez, on en fait faire une de plus à Éloi ».

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