Monsieur Olivier Granowski, nouveau directeur général du Centre Hospitalier d’Auch, de Vic-Fezensac et de Mirande succède à Mme Lacarriere depuis le 4 mai dernier.
Pouvez-vous vous présenter en quelques mots et revenir sur votre parcours ?
Âgé de 47 ans et originaire de Toulouse, je suis juriste de formation. Diplômé de l’École des hautes études en santé publique de Rennes, j’ai débuté ma carrière dans le secteur privé, au sein d’une clinique psychiatrique, avant de rejoindre la fonction publique hospitalière il y a près de 22 ans.
J’ai exercé mes premières fonctions en tant qu’attaché d’administration hospitalière contractuel au Centre Hospitalier de Cahors. J’ai ensuite occupé différents postes de direction dans le Tarn-et-Garonne, le Gers et l’Aveyron. Avant de rejoindre le Centre Hospitalier d’Auch, mon dernier poste était celui de directeur général du Centre Hospitalier de Villefranche-de-Rouergue.
Pourquoi avoir choisi de rejoindre le Centre Hospitalier d’Auch ?
Mon choix s’inscrit avant tout dans une volonté de revenir dans le Gers, un département que j’affectionne particulièrement.
Diriger les Centres Hospitaliers d’Auch, de Vic-Fezensac et de Mirande représente une opportunité forte, en tant qu’établissement support du groupement hospitalier de territoire du Gers. L’objectif est de porter, de manière collective, transversale et coordonnée, une politique de santé adaptée aux besoins du territoire.
Quel regard portez-vous sur les enjeux actuels de l’hôpital public ?
Le système de santé français est reconnu dans le monde pour l’excellence des soins qu’il garantit à l’ensemble de la population. Toutefois, ce modèle est aujourd’hui confronté à de nombreuses difficultés qui fragilisent sa capacité à maintenir ce niveau de qualité.
Les défis sont multiples : renforcer l’attractivité des métiers de la fonction publique hospitalière dans un double contexte de démographie médicale et paramédicale insuffisante et de contraintes économiques de plus en plus fortes.
Quelles seront vos priorités à court terme ?
Dans un premier temps, ma priorité sera d’aller à la rencontre des équipes qui font vivre au quotidien les valeurs du service public, de comprendre les organisations en place et de m’approprier les dossiers. Il est essentiel pour moi de connaître les réalités du terrain afin de prendre, ensuite, les décisions structurantes nécessaires à la conduite du changement.
Par ailleurs, dans le cadre du groupement hospitalier de territoire, il s’agira d’identifier les besoins des établissements membres, de décloisonner les pratiques et de renforcer concrètement le lien entre la ville et l’hôpital.
Quel message souhaitez-vous adresser aux équipes et aux partenaires ?
Les défis auxquels nous faisons face ne pourront être relevés qu’à travers une démarche collective. C’est en travaillant ensemble, en renforçant les coopérations et en repensant les parcours de soins dans l’intérêt des patients et des résidents que nous réussirons à construire l’avenir de notre système de santé sur le territoire.
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