Lors de sa dernière réunion, l’Association Foire de la Madeleine a dû se résoudre à une douloureuse décision.
Vitrine de la race bovine Mirandaise, cet évènement qui connaît un succès croissant depuis des années, se voit en effet impacté par les mesures administratives relatives à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui menace le bétail.
Si les dernières décisions ont desserré le carcan des contraintes pesant sur les éleveurs, une disposition subsiste qui constitue cependant une véritable épée de Damoclès pour les organisateurs ainsi confrontés au dilemme de la prise de risque. En effet, si un nouveau cas de DNC vient à se déclarer, tout rassemblement d'animaux sera aussitôt interdit dans un rayon de 50 km. Or, la singularité de cette foire réside dans le rassemblement d’un grand nombre de têtes de bétail (vaches, taureaux, boeufs, veaux).
Devant l’incertitude ainsi créée et considérant que la préparation d’un tel évènement impose l’engagement préalable de 5 000 à 7 000 euros sans garantie de retour sur investissement, l’association a décidé à regret mais sagement de surseoir pour cette année à la tenue de cette foire qui concourt à la renommée de la race Mirandaise, patrimoine vivant du Gers et élément représentatif dans le projet de Parc naturel régional de l’Astarac.
La pause sera mise à profit constructivement pour repenser certains aspects du dispositif avec un effort tout particulier sur la question cruciale des bénévoles, cette cheville ouvrière sans laquelle les succès engrangés jusqu’ici n’auraient jamais été possibles.
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