L’Été photographique de Lectoure : l’infra-ordinaire au scalpel de la création contemporaine

@ville de Lectoure
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Samedi 11 juillet s’est ouverte la 37e édition de l’Été photographique de Lectoure, inaugurée par les élus, la Drac Occitanie et la direction de l’association Arrêt sur images, en présence des artistes et des habitants. Loin de la simple animation estivale, cet événement réaffirme l’ambition de Lectoure d’être un laboratoire d’idées où la rigueur conceptuelle s’épanouit dans l’écrin de la pierre séculaire.

La programmation de ce cru 2026, orchestrée par le commissaire Lilian Froger, explore les lignes de fracture du monde contemporain à travers le thème manifeste « AU RAS DU RÉEL ». Empruntant à Georges Perec sa quête de l’« infra-ordinaire », les artistes invités se penchent sur le banal, l’évident ou l’imperceptible pour bousculer nos certitudes. En faisant dialoguer l’austérité de l’architecture patrimoniale et la radicalité des écritures visuelles actuelles, le festival évite l’écueil de la contemplation nostalgique pour susciter un véritable débat esthétique.

L’alchimie exigeante de cette édition se déploie à travers une cartographie d’expositions disséminée dans toute la ville, à parcourir à pied ou à vélo jusqu’au 20 septembre. Au Centre d’art et de photographie, cœur battant du festival, s’expose la poésie suspendue du Japonais Yamamoto Masao. Sous la charpente de la Halle aux grains, le public découvre les univers d’Aline Bovard Rudaz, Jonàs Forchini, Coline Jourdan et Lucas Leglise, tandis que l’ancienne École Bladé abrite les travaux documentaires de Léonie Pondevie et Charles Thiéfaine. Enfin, la Cerisaie accueille une proposition signée Brune Pâris, achevant de lier l’art contemporain au territoire.

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