Feria del toro 2024 : un drone sur les arènes Joseph Fourniol avec André Cabannes aux manettes

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Une feria del toro 2024 qui restera dans les mémoires sans nul doute.

Pour nous en parler, André Cabannes, président du Club Taurin Vicois, qui a le sourire à l'issue des ces trois journées et de ces six spectacles.

"De manière globale, ce fut une bonne feria avec du toro et des garçons qui ont bien voulu les affronter et qui ont offert au public vicois exigeant de belles séquences de nature à le satisfaire", nous dit-il en préambule.

Il regrette que la pluie soit  venue un peu gâcher la fête, une météo capricieuse qui a affecté non seulement le nombre d'entrées mais aussi les moments de partage après les corridas.

"Mais c'est une  feria dont les gens vont se souvenir avec du toro et des toreros qui ont essayé !"

Journée de samedi

Novillada de Raso de Portillo

La feria débutait par une novillada avec des Raso de Portillo, des bêtes qui arrivent avec une réputation de bétail difficile.

Les toros d'excellente présentation étaient conformes à leur réputation.

Malheureusement, les novilleros n'ont pas eu les ressources nécessaires pour leur faire face.

Alvaro Seseño et Jesus de la Calzada n' ont pas su mettre en valeur la noblesse des bêtes, ils n'ont pas convaincu.

Deux silences pour Alvara Seseño.

Jesus de la Calzada sera un peu au-dessus.

Seul El Melli a tiré son épingle du jeu et a offert deux belles faenas, la première ne fut pas récompensée en raison d'un échec à la mise à mort, la seconde lui permit de venir saluer après une faena volontaire.

On constate que ces jeunes toreros ont du mal à franchir un cap et face à ces toros, ils n'ont peut-être pas la technique suffisante.

Corrida des Cuadri 

Les Cuadri revenaient à Vic après plus de  20 ans d'absence.

Le lot de toros était  exceptionnel.

Le président avait constitué un cartel susceptible d'affronter ces bêtes-là avec trois toreros habitués aux corridas difficiles.

On s'attendait à mieux de leur part.

Fernando Robleño a fait une bonne entrée en matière avec une série de passes de la gauche pour son premier mais il échoue à la mise à mort.

Son deuxième toro, le moins combatif de la corrida, ne lui facilita pas la tâche.

Esau Fernandes a déçu : doté pourtant d'une belle carte de visite sur laquelle figurent des Victorino et des Miura auxquels il a coupé des oreilles, il ne s'est pas montré sous son meilleur jour et a plutôt été en retrait de la course. Il écopa des sifflets du public.

Gomez del Pilar tenta de dominer ses adversaires au travers de faenas sérieuses mais parfois fades sans arriver à passer le cap.

Face à ces toros difficiles, on ne pouvait pas mettre n'importe qui . Malgré un choix de cuadrilla que le ganadero lui-même aurait constitué à l'identique, comme nous le dit André Cabannes, cette corrida laissera un sentiment de regret de ce qui aurait pu être un très beau spectacle.

A suivre ...

Pierre DUPOUY

Crédit photos : Pierre Delhoste 

 

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