J-Baptiste Naintré, Une sentence de 1230 rendue par Raoul, évêque d’Agen, concernant les moulins de la ville de Condom.
Un acte d’arbitrage épiscopal daté de 1234 et conservé aux archives municipales de Condom dans un état bel état, nous offre une esquisse de la société médiévale condomoise à cette époque. Après une étude de la matérialité du document et des acteurs en présence : l’abbé de Condom, l’évêque d’Agen et les représentants de l’universitas, l’analyse se concentre sur le conflit opposant le monastère à la communauté d’habitants.
Celui-ci porte principalement sur l’exploitation des moulins, enjeu économique majeur, notamment à travers les prélèvements contestés (pugneriae), les pratiques techniques de mouture jugées frauduleuses et la construction d’un nouveau moulin accompagné d’une digue.
L’étude met en évidence le recours à une procédure d’arbitrage caractéristique du XIIIe siècle, fondée sur le compromis et l’intervention de l’autorité épiscopale.
Enfin, l’acte révèle un équilibre de pouvoir entre une abbaye qui conserve ses droits seigneuriaux essentiels et une communauté urbaine de plus en plus organisée, capable de contester, négocier et faire reconnaître ses intérêts.
Francis Brumont, Un réseau gascon en Nouvelle France (Ile Royale 1713-1763).
En 1713, par le traité d’Utrecht, le France perdait Terre-Neuve dont les habitants durent s’installer dans l’île de Capbreton, rebaptisée Île Royale. Parmi les Gascons qui étaient présents alors, il faut signaler les Bourrouillan, oncle et neveu, qui furent successivement gouverneur des deux îles qui étaient secondés par un militaire, d’Espiet de Pensens, d’Aignan, qui fut gouverneur de l’île Saint-Jean à partir de 1725. Parmi les administrateurs civils, qui étaient en même temps marchands, on peut citer Guillaume Delord, de Fleurance et Joseph Lartigue, qui
devint le premier bailli de l’île (en 1734).
L’île abritait aussi un certain nombre de marchands originaires surtout d’une petite ville du Bas-Armagnac, parfois arrivés d’abord à Terre-Neuve : ils faisaient pratiquer la pêche à la morue et se livraient au commerce avec la métropole ou avec les autres colonies. Ils acquirent une certaine aisance, s’insérant par le mariage et les affaires dans la société de l’île.
Enfin, des Gascons plus modestes, notamment des artisans ou des commis de marchands, apparaissent épisodiquement dans les archives, mais sont plus difficiles à repérer.Tous, quelle que soit leur situation sociale, durent rembarquer vers la France après la prise de la capitale de
l’île, Louisbourg, par les Anglais en 1755. Il est difficile de parler de réseau gascon au sujet des quelques dizaines de résidents dans l’île : arrivés célibataires, ils durent faire leurs preuves avant de pouvoir se marier localement,
puisque très peu de femmes arrivaient de France. Les alliances se font au sein du milieu professionnel, sans tenir compte de l’origine géographique.
A l'issue de la séance, a été lu par Georges Courtès le compte-rendu du livre sur l'abbé Arthur Sentex, prisonnier de guerre 1914-1919, et a été présenté le livre récemment paru sur les pigeonniers du Lectourois.
Il avait fait, en introduction de la séance les in-memoriam de Mesdames Genevière Laborie (de Cologne) et Jacqueline Lamarque (de Fleurance ).
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