Nogaro – Rescapé du Maroc, Sacha Doligé se présente aux législatives

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Il a créé une ONG qui défend d’autres Français

Le Journal du Gers rencontre Sacha Doligé le 21 novembre à Nogaro. Loin de s’être laissé abattre par son odyssée ô combien mouvementée et dangereuse, tant au Maroc qu’en France (voir ci-dessous), il a créé avec son fils un cabinet de consultant. Et il annonce qu’il a lancé une ONG, Soutien sans frontières, qui a déjà réussi à faire sortir du Maroc et d’Algérie 5 Français victimes d’accusations « bidon » et souvent, de tortures. Actuellement, il lutte pour un Français condamné à 6 ans de prison, mais il critique Philippe Martin qui a refusé de recevoir la famille du détenu et se contente de lui envoyer un courrier passe-partout indiquant qu’il transmet l’affaire au ministère intéressé.

Le futur candidat député à la 1re circonscription du Gers critique en bloc les 4 parlementaires du Gers parce qu’ils n’entretiennent pas de permanence : il est impossible de les rencontrer. C’est une des raisons qui le poussent à se présenter aux prochaines législatives « hors des partis ». S’il est élu, il sera dans les « divers droites ».

Dynamisme et pugnacité

Sacha Doligé nous dit qu’il attaque Laurent Fabius (alors ministre des affaires étrangères) au Conseil d’État « pour corruption passive et avoir couvert un agent de l’État ». Il fonde cette action sur le fait qu’il existe un rapport de la police de l’ambassade de France au Maroc qui lui donne raison mais n’a pas été divulgué pour ménager les relations diplomatiques avec le Maroc. « OK », dit Sacha, « mais dans ce cas, l’État doit m’indemniser ». Le recours en question a été déposé le 9 septembre 2016. La décision devrait se faire attendre pendant environ un an.

Origines du drame

En 2013, Sacha Doligé et son ami Pascal Gaillères sont entrepreneurs et aménageurs en bâtiment au Maroc. Voilà que le chef de la police de Taroudent fait appel à eux, mais les travaux une fois finis, il refuse de payer. Les entrepreneurs le relancent, cela ne plaît pas à ce monsieur, qui, c’est important, devient entre temps le numéro 2 de la police marocaine. Sacha Doligé nous dit qu’il est prouvé que la consule de France avait des relations intimes avec ce policier et les passeports des deux Français leur sont retirés. Le comble, l’incroyable arrive ensuite : l’ambassadeur refuse de les abriter, alors qu’ils sont chassés de chez eux. Il leur dira plus tard que s’il avait accepté de les prendre comme réfugiés, cela aurait créé un incident diplomatique ! Notons que la consule a perdu ses procès en diffamation contre les deux amis.

Comme dans un film...

Que faire quand on n’a plus de passeport ? Se faire héberger par de vrais amis et changer souvent...Puis Sacha et Pascal réussissent à partir en France depuis Tanger dans des circonstances que Sacha ne veut pas dévoiler pour des raisons évidentes.

De retour en France, (n’oublions pas le comité de soutien qui avait été très actif, notamment à Nogaro), les deux fugitifs réclament justice : tous leurs biens ont été confisqués. Le défenseur des droits, à l’époque Jacques Toubon, lui fait adresser des courriers lénifiants et refuse de le recevoir. Qu’à cela ne tienne, Sacha vit, dort et fait la grève de la faim devant la porte du défenseur : peine perdue.

Il raconte que son père, le sénateur du Loiret Éric Doligé, reçoit en novembre 2015, une lettre de Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur où il assure que l’on s’occupe d’eux et de leur sécurité de façon quotidienne à Agadir et qu’ils vont bien : ils sont déjà rentrés par leurs propres moyens en août 2013...

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