Hier, juste avant son assemblée générale publique, la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) du Gers a organisé un point presse sur les thématiques qui impactent le commerce et la consommation. Présenté par Rémi Branet, président de la CCI, et Catherine Maire, responsable des études, ce rendez-vous a permis de comprendre comment le tissu économique gersois s’adapte face au Covid-19 et à l’inflation.
Même si le Gers suit globalement les tendances de toute la France, le département se distingue par des chiffres marquants. La vente en ligne non alimentaire est devenue le deuxième pôle commercial du Gers, générant environ 30 millions d’euros de chiffre d’affaires sur internet. Si, les petits commerces gardent un quart des parts de marché, ils doivent faire face à de nouvelles habitudes de consommation.
Parmi elles, la seconde main explose. Alors qu'elle représente entre 4 % et 6 % de parts de marché ailleurs, elle frôle les 7 % dans le Gers, plaçant le département au-dessus de la moyenne de plusieurs de ses voisins d'Occitanie. On note toutefois une différence selon l'âge et le lieu de vie : les jeunes et les habitants des villes achètent beaucoup plus en ligne que les personnes âgées ou les habitants des zones rurales, où l'évolution est un peu moins forte pour l'instant.
Face à ces mutations profondes, la CCI se mobilise pour accompagner les commerçants du territoire dans leur transition numérique. À travers son offre d’études sur-mesure « Soluccio », elle aide les acteurs locaux à piloter leur activité grâce à des données concrètes. Pour attirer les clients aujourd'hui, il est devenu indispensable d'investir les réseaux sociaux, de soigner le parcours client ou encore de maximiser sa visibilité via une page Google My Business.
Mais le numérique ne fait pas tout. Pour s'en sortir face aux géants d'internet et aux grandes surfaces, les commerçants du Gers innovent et proposent de nouveaux services pour créer un vrai lien avec leurs clients :
À Fleurance, une fleuriste propose des ateliers floraux directement dans sa boutique, attirant des clients venus de loin, et projette d'étendre son concept dans les Ehpad.
En zone rurale, pour réussir et continuer à exister, les librairies indépendantes doivent se diversifier. L’intégration de salons de thé ou d'espaces dédiés aux jeux de société permet de transformer un simple lieu d'achat en un véritable espace de vie et d'échange.
Qu'il soit à la campagne ou en ville, le commerce gersois prouve qu'il ne subit pas les changements, mais qu’il se réinvente petit à petit avec audace.
Commentaires